Benoît Malmontet

IC 2014, France

25/02/2015

Interprète de conférence

Un métier singulier, une formation qui ne ressemble à aucune autre : la passion de Benoît pour l’interprétation de conférence se conjugue avec celle pour l’anglais. Une langue flexible avec laquelle il aime jouer et improviser. Portrait d’un jeune diplômé bi- actif français et anglais, confiant en son avenir professionnel.

Avant l’ISIT ?

Après mon bac S Anglais européen, j’ai passé un an dans un lycée en Australie via le programme d’échanges du Rotary Club. De retour en France, j’ai suivi une licence LLCE d’anglais à l’université de Clermont-Ferrand, avec une 3è année passée en Irlande, avant d’intégrer l’ISIT.

Pourquoi l’anglais ?

Non seulement parce que c’est la langue la plus parlée dans le monde, mais aussi pour son côté créatif. L’anglais me paraît une langue très flexible. Une fois les principaux cadres posés, on peut faire jouer son imagination et improviser, beaucoup plus qu’avec la langue française, plus rigide à mes yeux.


Pourquoi l’ISIT ?

C’est l’une des écoles les plus réputées en interprétation de conférence, la crédibilité de son diplôme est un réel atout pour l’insertion professionnelle. La formation est d’ailleurs très en phase avec les besoins du marché : les enseignants sont tous des interprètes en activité et les stages à l’international sont nombreux. Au cours de ma formation, j’ai ainsi effectué des stages lors des JO d’hiver de Sotchi, dans les organisations européennes et à l’OCDE. Les occasions de se confronter au monde réel sont donc fréquentes.


Pourquoi être interprète ?

Avant de partir en Australie, je voulais être professeur d’anglais. Une fois sur place, je me suis renseigné sur les métiers de traducteur et d’interprète qui m’intriguaient…et je me suis rapidement passionné pour l’interprétation de conférence ! Il faut être excellent et performant dès le premier jet. L’interprète travaille sur des sujets très variés, dans des environnements tout autant diversifiés. Je ne connais pas beaucoup de métiers équivalents, sauf peut-être les sportifs de haut niveau…

Après l’ISIT ?

Diplômé bi- actif français et anglais, je vise principalement le marché privé à Paris : entreprises et médias dans un 1er temps, puis sans doute les ministères et certaines institutions internationales comme l’UNESCO ou l’OCDE dans un second temps, quand je serai plus expérimenté. Le marché parisien des interprètes bi- actifs est très concurrentiel, mais je dispose déjà d’un réseau professionnel grâce aux enseignants de l’ISIT et les opportunités sont nombreuses.


Des conseils pour les candidats/étudiants ?

  • Etre curieux : c’est la base ! L’interprète travaille sur de très nombreux sujets, souvent techniques, qu’il doit approfondir et maîtriser au maximum pour être le plus performant possible.
  • Etre passionné par son métier. La formation est particulièrement difficile : les exigences linguistiques sont élevées, les techniques à acquérir nombreuses et l’engagement personnel important.
  • Ne pas négliger sa langue maternelle, encore plus pour les interprètes de langue maternelle français.
  • Apprendre à gérer son stress : l’interprète exerce dans l’instantané et il faut apprendre à travailler sa confiance en soi. Plus il maîtrise les techniques et plus il s’exerce, plus l’interprète maitrise son stress tout en gardant la dose d’adrénaline nécessaire. Il faut aussi savoir prendre de la distance par rapport aux études et apprendre à souffler…
  • Savoir sortir de sa zone de confort, tout en maintenant une exigence d’excellence.
  • Ne pas s’étonner si la formation dure trois ans au lieu de deux, comme cela a été mon cas. Chacun évolue à son propre rythme et une interruption d’un an pour partir à l’international renforcer ses compétences linguistiques peut s’avérer très utile.
  • En résumé, la formation d’interprète de conférence n’est pas une formation comme une autre. On n’acquiert pas un savoir, mais un métier qui, lui-même, n’est pas un métier comme un autre : il faut donc persévérer !