Fanny Rampini

ISIT 2018, France

06/12/2019

Consultante

Le travail comme lieu d’engagement : pour Fanny, exercer dans les métiers du conseil et dans une structure à taille humaine aux valeurs fortes ne doit rien au hasard.

Retour sur le parcours déjà riche et varié d’une jeune diplômée dont la devise est claire : trouver l’opportunité dans l’adversité !

Avant l’ISIT ?

Après mon bac ES, j’ai intégré une classe prépa littéraire avec une spécialisation histoire/géographie en 2è année. C’était surtout la géographie qui m’intéressait car cela me permettait de comprendre le monde d’aujourd’hui en partant du terrain et avec une approche pluridisciplinaire. En parallèle, j’ai suivi des options à l’IAE de Lyon, qui m’ont ouverte vers le monde de l’entreprise et du « business ».

Pourquoi l’ISIT ?

  • Je cherchais une formation qui me permettrait de garder l’esprit critique développé en classe prépa, l’approche terrain de la géographie et le volet « business ».
  • J’ai entendu parler de l’ISIT par l’un de mes cousins qui y avait étudié. Je suis allée à une Journée Portes Ouvertes et j’ai intégré l’ISIT en 3è année, attirée par le travail sur les langues et la possibilité de partir en échange Erasmus, mais aussi par les fondamentaux de l’interculturel, proches de la pluridisciplinarité de la géographie.

Votre parcours à l’ISIT ?

  • A la fin de la 3è année, j’ai effectué un stage dans une agence de communication internationale où j’étais community manager et chargée d’influence pour plusieurs pays européens. Même si j’ai beaucoup aimé jongler avec les langues via la traduction, j’ai choisi ensuite la spécialisation de Master Management interculturel.
  • J’ai effectué mon stage de fin de Master 1 en RSE dans un groupe industriel de taille intermédiaire. Une expérience peu satisfaisante, mais qui m’a permis de comprendre que je préférais travailler dans de petites structures.
  • En fin de master 2, j’ai ainsi choisi de rejoindre le cabinet de conseil P/VAL pour un stage de 6 mois comme consultante. L’aboutissement d’une longue réflexion sur mes points d’ancrage, ce que j’ai appelé « mes rendez-vous avec moi-même » posés régulièrement par écrit. J’ai refusé plusieurs stages avant d’être recrutée chez P/VAL car ils ne correspondaient pas à mes ancres de carrière : les valeurs de l’entreprise, la priorité donnée au travail d’équipe, l’intérêt des missions.
  • Pendant mon Master, j’ai également intégré la Junior Entreprise de l’ISIT comme responsable du développement commercial. Une expérience qui m’a permis de tester mon leadership, mais aussi d’apprendre à l’adapter pour entraîner avec moi une équipe et retrouver une place dans le collectif. A quoi sert d’être leader si je perds les trois quarts de l’équipe en route !

Après l’ISIT ?

J’ai opté pour une année sabbatique afin de faire du bénévolat, avant de revenir chez P/VAL en CDI comme consultante.

Mes missions ?

  • En externe : à la fois du conseil et de la formation, les deux activités se nourrissant l’une de l’autre. Ingénierie de formation et construction de parcours de compétences sont au coeur de mes activités, l’objectif étant d’accompagner les salariés pour que leur progression personnelle au sein de l’entreprise se transforme en une aventure collective. 
  • En interne : je participe à la professionnalisation de la formation en compagnie d’une autre consultante diplômée de l’ISIT et de trois directeurs experts en formation. Chacun d’entre nous portons des visions de la formation et du management qui nous sont propres, nos personnalités sont parfois complémentaires, parfois non…Avec Marie, nous sommes à la fois facilitatrices et en position de cadrage pour atteindre nos objectifs.

Isitiste et conseil, un duo gagnant ?

  • En termes de savoirs : les Isitistes possèdent les grandes lignes de compréhension des écosystèmes, approfondis par les nombreux travaux de recherche réalisés en Master.
  • En matière de savoir-faire : les Isitistes sont capables de jongler entre l’écrit et l’oral, avec une aisance issue des nombreuses soutenances réalisées pendant la formation. Les mécanismes de la traduction créent également des réflexes de rigueur à l’écrit très appréciés en entreprise.
  • Pour ce qui est du savoir-être : les qualités personnelles des Isitistes vont au-delà de l’adaptabilité. Les Isitistes sont naturellement capables de prendre du recul, de prendre le temps d’approfondir pour revenir ensuite à l’action. Ils savent se positionner dans un groupe de travail, mesurer les écarts sans se sentir pour autant mal à l’aise et créer des passerelles.

Des conseils en forme de conclusion ?

  • Ne pas hésiter à pratiquer régulièrement l’introspection afin de mieux connaître ses ancres de carrière et sa relation au travail.
  • Cet exercice de retour sur soi m’a permis de prendre du recul, d’être au clair sur mes attentes et de pouvoir tenir un discours cohérent lors de mes entretiens de recrutement. Je sais que pour moi par exemple, le travail est à la fois un lieu d’engagement et de valeurs personnelles.