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Jennifer Zelphati – Interprète de conférence

Jennifer Zelphati

ISIT 2014, France

11/03/2015

Interprétation de conférence

Jeune diplômée du Master Interprétation de conférence de l’ISIT, Jennifer envisage de travailler rapidement sur le marché privé à Paris, avant de repartir vivre dans un pays anglophone. Elle compte également profiter de cette année pour se spécialiser dans l’interprétation juridique, autre créneau porteur pour les interprètes.

Votre parcours avant l’ISIT ?

Depuis toute petite, je suis passionnée par l’anglais et j’ai beaucoup voyagé avec mes parents. Sur les conseils de mon professeur d’anglais au collège, j’ai suivi des études bilingues au lycée Notre Dame du Grandchamp à Versailles, avec des cours en français et des cours en anglais, avant d’obtenir mon BAC S en 2005. J’ai ensuite intégré l’université du Kent en Angleterre où j’ai obtenu une licence en musique et évènementiel. J’ai travaillé 6 mois dans un palace à Londres comme organisatrice d’évènements, avant de revenir en France. J’ai alors cherché une formation qui me permettrait de faire de ma passion des langues un métier. C’est comme ça que j’ai pensé au métier d’interprète.

Pourquoi être interprète ?

J’aime le côté « sans filet » de ce métier, le défi qui consiste à être immédiatement opérationnel. Etre interprète, c’est aussi être celui qui permet à deux interlocuteurs de mieux se comprendre en apportant plus de précision et de justesse.

Pourquoi l’ISIT ?

Lorsque j’ai passé les tests d’admission à l’ISIT, le jury m’a semblé particulièrement souriant, il cherchait à nous mettre à l’aise et j’ai eu tout de suite envie de venir à l’ISIT ! Cette 1ère impression s’est confirmée par la suite : les enseignants sont certes très exigeants, mais ils sont très à l’écoute des étudiants. Leurs remarques peuvent être parfois dures à entendre, mais elles sont toujours constructives. Les conseils sont personnalisés, les étudiants ne sont pas anonymes. Autre atout à mes yeux : les conditions de formation sont au plus proches des conditions réelles d’exercice du métier : enseignants tous professionnels en activité ; exercices de simulations ; stages en cabine muette dans les organisations internationales ; missions de bénévolat.

Après l’ISIT ?

Je viens juste d’être diplômée, alors ce sera d’abord des vacances ! Je n’en ai pas eu depuis deux ans car l’été dernier, j’ai réalisé un stage entre la 1ère et la 2ème année de master dans une agence de traduction à Londres. Ce stage m’a permis de mieux comprendre les motivations des entreprises lorsqu’elles font appel à des traducteurs car je m’occupais du recrutement. Sur le plan professionnel, j’ai commencé à prospecter le marché privé à Paris, principal débouché pour un interprète bi- actif français/anglais comme moi. Je voudrais également me spécialiser en interprétation juridique et je vais entamer une 3ème année de droit par correspondance. Pour moi, il y a un certain nombre de points communs entre le métier d’interprète et le métier d’avocat : dans les deux cas, il s’agit de résoudre un problème…

Des conseils pour les futurs étudiants ?

Etre curieux de tout et travailler sa culture générale car les sujets à interpréter sont très variés. Aimer se plonger dans la documentation et faire des recherches poussées dans tous les domaines. Savoir tirer profit de ses échecs…
Paradoxalement, le fait de redoubler ma 1ère année de Master m’a permis de renforcer ma confiance en moi. Me confronter pour la 1ère fois à l’échec a entraîné beaucoup de remises en question, mais au final, j’ai pu mûrir, apprendre à relativiser et dépasser cet échec. J’ai pu consolider mes bases techniques et me sentir plus à l’aise en 2ème année, en particulier en interprétation consécutive.