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Sarah Lanzi

Sarah Lanzi

IC 2012, France

25/02/2015

Interprète de conférence

L’interprétation de conférence est une discipline exigeante : aller vite à l’essentiel tout en étant précis, sur des sujets variés. Pour Sarah, devenir interprète était une évidence.

Avant l’ISIT ?

Après mon Bac L et deux années de classe préparatoire littéraire, je suis entrée en 3ème année de traduction à l’ISIT. Les cours d’interprétation de liaison ont été une révélation ! J’ai fait mon stage de fin d’études en Espagne dans l’idée de m’orienter, ensuite, vers l’interprétation de conférence.  Ensuite, il ne s’est agit que de se préparer au mieux au master en interprétation : ouverture sur le monde, renforcement des langues et de la culture générale. En 5ème année, j’ai choisi de faire mon stage de fin d’études en Espagne dans cette optique. J’ai passé les tests pour entrer en interprétation, et j’ai raté celui de l’ISIT. J’ai donc fait un an dans une autre école, avant de retenter ma chance.

Pourquoi devenir interprète de conférence ?

En interprétation, le premier jet doit être le bon ! L’efficacité prime : il faut savoir aller vite et à l’essentiel, sans négliger la précision. C’est un métier qui permet de découvrir des sujets très différents. J’aime l’immédiateté et le côté « touche à tout » du métier. Et si on travaille dans un cadre politique, comme dans les institutions européennes, on est en permanence au cœur de l’actualité.

Pourquoi l’ISIT ?

C’est l’une des écoles les plus reconnues d’Europe. Il y a beaucoup de formations en interprétation, mais toutes n’ouvrent pas les portes du marché du travail car elles ne bénéficient pas de cette reconnaissance.

Les atouts de la formation à l’ISIT ?

  • La formation y est personnalisée, l’équipe pédagogique est très à l’écoute et humaine.
  • Les enseignants  sont des professionnels en exercice. J’en sais quelque chose : j’en fais partie à mon tour ! La formation est très majoritairement pratique, concrète. C’est pourquoi il est capital d’être encadré par des professionnels qui guident les apprenants vers ce qui se passe réellement en dehors de la salle de classe, sur le marché.
  • Les enseignants deviennent ensuite vos contacts professionnels, vos collègues. Ils peuvent vous recommander, vous servir de référence, de tremplin. C’est indispensable pour commencer à travailler, car une fois sur le marché, vous serez à votre compte, indépendant, et inconnu de vos autres collègues ! Le nom de l’ISIT est aussi un laisser-passer précieux. Selon les professionnels que vous fréquentez, il rassure ou inspire le respect.

Après l’ISIT ?

Après le diplôme il m’a fallu un an sur le marché pour que les choses commencent à se mettre en place. C’est assez fréquent : commencer à se faire connaître, quand on est jeune et indépendant, cela prend du temps.

Ensuite tout est allé très vite : j’ai réussi le test d’accréditation aux institutions européennes, pour qui j’ai commencé à travailler à Bruxelles, Luxembourg, Strasbourg et différents pays d’Europe. La Commission européenne m’a ensuite proposé de me garantir du travail pendant un an si je me m’installais à Bruxelles en tant que free-lance . On ne laisse pas passer une pareille occasion ! C’est l’opportunité de se faire des contacts et une place sur le marché de la capitale européenne.

Ensuite, j’ai réussi un test pour un poste fixe à l’Ambassade d’Australie à Paris. Le poste est très polyvalent, c’est l’occasion d’explorer une nouvelle facette du métier.

Prochain objectif à terme : l’ONU ! Et encore et toujours, continuer à se former.

Des conseils pour les étudiants/diplômés ?

  • Favorisez l’ouverture sur le monde. Remettez tout en question, interrogez-vous sur tout, tout le temps.  Surtout, intéressez-vous à tout, sans exception ! Soyez une éponge ! Et améliorez vos langues en permanence : cela doit devenir un mode de vie.
  • Renseignez-vous bien sur l’interprétation de conférence et ses exigences avant de vous présenter. Le site de l’ISIT ou celui de l’AIIC (Association Internationale des Interprètes de Conférence) vous y aideront.
  • Abreuvez-vous d’actualité : presse, télévision, radio dans toutes vos langues, tous les jours. Lisez des articles d’analyse et d’opinion et entrainez-vous à faire des analyses de texte, comme au lycée : pour interpréter, il est capital de comprendre la structure du discours.
  • Les relations avec vos futurs collègues et votre entourage professionnel sont aussi primordiales, et ce dès le jour où vous décidez de devenir interprète. Sachez écouter les autres, les respecter, et adapter votre comportement en fonction des personnalités. C’est une école de la vie… Après le diplôme il vous faudra apprendre encore beaucoup par vous même sur la façon dont vous pouvez ou devez vous vendre sur le marché.